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La pollution de l'eau


Un constat

Eté 2004, M. Douste-Blazy, alors Ministre de la Santé, faisait état dans une émission diffusée sur France 2, de 900 polluants qui pourraient se trouver dans les eaux européennes, dont plus de 500 considérés comme potentiellement cancérigènes.

100 000 tonnes de pesticides sont répandus annuellement depuis au moins 10 ans en France, ce qui en fait le 3ème consommateur mondial de pesticides et le 3ème au niveau européen (30 % des quantités totales). La quantité de produits pharmaceutiques et cosmétiques pénétrant annuellement dans l'environnement équivaut à la quantité de pesticides utilisés chaque année. Les produits chimiques s'absorbant 600 fois plus facilement par la peau que par l'ingestion, leau du bain et l'eau potable devraient être filtrées de façon adaptée !

Les principaux effets sur l'homme sont une puberté précoce, une quantité de sperme en chute libre, des anomalies congénitales des seins et du pénis, un nombre croissant de cas de cancers, etc.

L'eau potable à l'état naturel n'existe quasiment plus en France aujourd'hui, à de rares exceptions. Le terme "eau potable" a même été remplacé par "eau destinée à la consommation humaine" (EDCH).

Très surveillée, l'eau fait l'objet de nombreuses analyses ordonnées par les autorités. On ne peut que déplorer que trop peu de molécules soient analysées... Sur les milliers de molécules qui peuvent se trouver dans l'eau, on n'en recherche qu'une centaine, voire 150 en cas de soupçons.


Les critères de potabilité

Pour être déclarée propre à la consommation, l'eau de réseau doit avoir un pH compris entre 6,5 et 9, et un résidu à sec (dessication à 180 °C) inférieur à 1500 mg/l. Elle ne doit pas contenir d'agents pathogènes (salmonelles, staphylocoques, streptocoques, coliformes). Les concentrations d'éléments comme par exemple les substances naturelles (chlorures, sulfates, magnésium, sodium, potassium,...), les substances indésirables (nitrates, nitrites, zinc, cuivre, fer, phosphore,...), les substances toxiques (aldrine, atrazine, hexachlorobenzène,...) ne doivent pas dépasser les concentrations maximales admises officiellement.

En apparence, ces normes paraissent très strictes. Mais en réalité elles désignent comme potable des eaux contenant de nombreuses substances toxiques sous prétexte que leurs concentrations restent en-dessous ou ne dépassent pas le seuil maximal autorisé, qui s'adapte en fait à l'évolution de la pollution. Il y a environ 50 ans, la norme pour les nitrates était de 5 mg/l. Elle est aujourd'hui de 50 mg/l. Idem pour le résidu à sec : la loi imposait en 1961 un résidu à sec de 500 mg/l, son taux est le triple actuellement.